II. Nouveaux horizons culturaux !

 

Dans la catégorie...


...musique. Bidécouverte majeure : Sexy Sushi et Pazuzu. Sexy Sushi est un groupe d'électro clash très sympa, les textes sont en français dans le genre branchouille parisien rebelle etc, les airs sont entêtants et mélodieux. Pazuzu c'est super dark, super mélodieux, super décomplexé, avec des textes clichissimes mais sympas, ça dégage une ambiance gothique dans laquelle on se retrouve plongé rapidement et efficacement même en ayant conscience des limites et évidences du concept.


...films. Huh. Découverte d'un vieux film américain de 1971, sous-titré en néerlandais (de toute façon les images sont explicites, et l'histoire osef): The Long, Swift Sword of Siegfried ("la longue épée rapide de Siegfried"). Yeah ! ! Ça nous raconte la légende des Nibelungen façon érotique, où Siegfried est un sex symbol viking qui baise dans les étables au son de la Chevauchée des Walkyries. C'est vraiment très drôle: les acteurs s'amusent, ne se prennent pas au sérieux, la bande son mélange nordique et psychédélique de manière tout à fait réussie.  C'est original et rigolo, peut-être à condition de ne pas être trop cultivé dans le domaine ?


...mon Dieu au secours. On va commencer par le "film" (sic!) T'aime, de Patrick Sébastien. Mais où ? Par les questions que soulève la photographie ignoble, pire que le plus mauvais téléfilm, alors que la trame se déroule dans des endroits superbes ? Par le scénario d'une rare nullité (cherchez sur le net, vous le trouverez facile)? Par les personnages tous plus niais, inintéressants et caricaturaux les uns que les autres ? Ou par la cause principale de la médiocrité du film: sa prétention ? Oui parce que, non seulement T'aime est un navet, un pur, mais en plus il prétend changer le monde, changer la psychiatrie, changer la société et la vision des malades mentaux et des handicapés. Mais comment, oui, comment, procéder à ce revirement moral transcendantal? Patrick Sébastien a la réponse: c'est l'Amour Absolu* qui remédie à tout. Regardez voir un peu. Marie, petite ado bourgeoise, se fait violer par l'handicapé mental du village où elle s'est rendue avec son méchant papa, un méchant parisien homme de méchantes affaires qui croit que tout s'achète y compris la guérison de sa gentille de fille dont il se soucie comme d'une guigne. Patrick Sébastien, qui joue le psy de l'endroit où la jeune traumatisée est prise en charge (vous ne rêvez pas...), pense que c'est une vachement bonne idée de faire se rencontrer l'handicapé et Marie, puisque le violeur ne savait pas ce qu'il faisait, il croyait bien faire, "c'est un ange" (c'est dans les dialogues). Que se passe-t-il alors, diantre ! ? Ils tombent amoureux. Et ni le méchant père, ni le méchant infirmier psy (ancien militaire et champion de tir... ... ... ... ...) n'y pourront rien ! Mais en fait si ! Mais je vais pas vous raconter la super fin, quand même !
    Ce film dégouline des bons sentiments à la mode chez les gens qui ne connaissent rien à rien. Mais surtout, il manque de respect envers tout le monde: les professionnels de santé, les malades mentaux, les handicapés, les traumatisés sexuels. La force de l'Amour Absolu guérit de tous les maux. Quand on part d'un tel principe on sous-entend nécessairement que les souffrances endurées ne sont pas grand-chose puisque guérissables en quelques semaines grâce à l'"amour". D'ailleurs les médicaments c'est de la merde, il faut pas en prendre, c'est bien connu les malades sont tellement mieux sans, c'est vrai, les hallucinations, les crises d'angoisse, c'est vachement bien, c'est mieux que le méchant moule de la méchante société ! Bref regardez ce film, faites-vous votre idée. Je le recommande. Il file le vertige. C'est actuellement le plus mauvais film que j'ai jamais vu; une référence du mauvais côté en quelque sorte. Mais la quête de connaissance passe par la connaissance la plus complète possible de la nullité. Qui peut se prétendre curieux quand il ne connaîtrait pas ce qui se fait de pire artistiquement en ce monde? Et que dire de la BO dont est tirée la chanson éponyme de Patrick Fiori? Rien si ce n'est qu'elle va superbement avec ce superbe film...
    Mais il serait injuste de négliger sa seule qualité au visionnage, qui n'en est pas une puisqu'elle est involontaire: il fait rire. C'est dommage, c'est pas fait exprès...

    Mais bon, hava naguila (réjouissons-nous!), même les tréfonds de la médiocrité recèlent des germes de grandeur future (pas pu m'en empêcher, désolée). Il en est ainsi de Cindy Sander et de son titre Papillon de lumière que je vous livre ici dans ma grande magnanimité. Les parodies abondent et le rendent difficile à trouver en version originale. Peu de commentaires si ce n'est : écoutez bien les paroles, quand même. Oui, oui, c'est de la disco pop de mauvaise qualité qui en vaut une autre, des milliers d'autres, pourquoi s'attarder sur cette pauvre demoiselle ? Pour ça: la deuxième vidéo a été réalisée soit par un groupe de black metal appelé sobrement Circoncision, soit par une bande de potes métalleux, peu importe, et elle doit être regardée à la suite de l'autre. Si vous n'aimez ou ne connaissez pas le BM vous n'en rirez peut-être pas autant que Pote Hébergeur et moi (on s'est posé la question, en fait, de savoir si ça faisait marrer tout le monde). Veuillez prêter une attention toute particulière à la chorégraphie des autres musiciens du groupe, à l'arrière...

1. Cindy Sander, Papillon de Lumière

2. CINDY FUCKING SANDER !

 

* moi non plus je sais pas ce que ça veut dire.